MAILLARD Fernand

Fernand Maillard est né le 1er mai 1913 à Sainte-Geneviève (Oise). Son père, Charles, était tabletier, sa mère, Marie Joly, tabletière. Fernand fut déclaré pupille de la nation le 7 juillet 1921 par le tribunal civil de Beauvais.
Après des études primaires, il a appris le métier de tourneur. Il s'ouvrait par ses lectures à la politique, à l'âge de 17 ans et il participait aux manifestations ouvrières. Mobilisé en 1933 afin d'accomplir son service militaire, il rejoignit le 146e Régiment d'Infanterie à Metz (Moselle).
Il adhéra à la CGT, section des Métaux, ainsi qu’à la FSI à une date non définie et devint membre de la commission exécutive. En juin 1936, il devint membre du PCF, cellule d'entreprise de la société Sulzer à Saint-Denis, dont il assurera la fonction de trésorier adjoint durant 4 mois. Fernand était lecteur de L'Humanité, des brochures du parti et du livre Fils du peuple, et était adhérent au SRI.
Avant son départ comme volontaire en Espagne républicaine, il travaillait aux établissements Sulzer, pour un salaire de 90 Frs par jour. Il vivait maritalement avec Melle Lamont 2, rue Gustave Roannet à Paris (18e).
L'Espagne
Il y arrive illégalement (voir Passage clandestin des Pyrénées le 12 mars 1938, via Massanet, avec l'aide du PCF "pour lutter contre le fascisme", et à Albacete le 15. Il est incorporé à la Compagnie de mitrailleuses du 4e Bataillon Henri Barbusse de la 14BI dans le courant du mois d'avril.
Désigné pour suivre l'école des sous-officiers, il passe et obtient l'examen de c945bo (caporal) le 18 août avec les observations suivantes : lui faire étudier la tactique, possibilité de prendre une section un peu plus tard. Fernand est nommé dans la fonction le 25 août. (OJ n° 496 et 498).
Durant son engagement, il participe à l'Offensive franquiste d'Aragon et à la Bataille de l’Ebre. Pendant son séjour en Espagne, il adhère au PCE ainsi qu’au SRI Solidarité. Il est blessé au bras droit dans la sierra de Pandols par un éclat de grenade.
Fernand Maillard est qualifié comme suit selon Lucien BIGOURET, responsable de l'Organisation du Parti au sein de la 14e Brigade : " camarade courageux au front, et actif à l'arrière. Education politique bonne, prenait part aux discutions politique de sa cellule. Conduite très bonne, camarade sérieux, sobre. Discipliné et courageux, estimé de ses camarades".
Son nom figure sur une liste d'émargement datée de novembre 1938 du centre de démobilisation de Calella.
Le retour
Fernand est mobilisé, affecté spécial le 12 novembre 1939.
Il prend part à la résistance dans le maquis de Chilleurs-Fay (Loiret) sous le pseudonyme de MASCRET, et est déporté. On trouve son nom dans deux passages d'un ouvrage (Tigy, 20 août 1944 Village en souffrance de Philippe Allaire) : ».....MASCRET de son vrai nom MAILLARD Fernand Albert, chef de groupe N° 1, né le 1er mai 1913 à Sainte-Geneviève... Une patrouille du Maquis du Capitaine Thierry arrivée à St Denis de l’hôtel décida d’envoyer un groupe de neuf hommes (dont sept de Fay) à Tigy sous le commandement de Mascret pour arrêter un milicien... ». Il est arrêté le 22 juillet 1942 et déporté au camp de Buchenwald. Il sera libéré en mai 1945.
Son nom figure sur la liste des résistantes et résistants homologués RIF DIR, dossier administratif référencé GR 16 P 384607, AC 21 P 568152 publiée par le Service Historique du Ministère de la Défense.
Fernand Maillard décède le 31 octobre 1998 à Toulon (Var).
Sources
RGASPI (Moscou, F. 545. op. 2. d. 303 . op.3. d.370 et 789) - RGASPI (Moscou, F. 545. op. 6. d. 36. d. 45 et d. 1296) - Arch Départ de l'Oise, Etat Civil cote 3E 575/25, acte de naissance n° 23 du 1er mai 1913 - Maitron - Service Historique du Ministère de la Défense -