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SAUTIERE Jules

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
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Jules, Marcel, Léon SAUTIERE naît le 18 avril 1901 à Caudry (Nord) ; ses parents travaillaient pour l’industrie textile, son père Jules était perceur de cartons et sa mère Zilda Fontaine, raccommodeuse.

Après des études primaires, il trouvait à s’embaucher dans les entreprises textiles de Caudry, et exerçait la profession de perceurs de cartons. Il était membre de la société artistique de « la Lyre Rouge »

Il se mariait le 12 avril 1924 à Caudry avec Louise Gabet.

Adhérent en 1920 du syndicat du textile CGT, il rejoignait la CGTU en 1925, enfin la CGT à la réunification en 1936. Membre du PCF en 1921, il devenait secrétaire du rayon de Caudry en 1927.

Suite à des démêlés avec la justice pour antimilitarisme, échauffourées en réunion publique, et des difficultés pour trouver localement un travail, il partit en 1929 à Paris et travaillait au journal L’Humanité.

Devenu veuf, il se remariait à Paris 18e le 5 avril 1930 avec Maxellende Senez, raccommodeuse en tulle.

Lors de son départ en Espagne, il était père de 2 enfants de 6 et 12 ans, et habitait 2 rue Championnet à Paris 18e.

L’ESPAGNE

Il part le 30 novembre 1936, affecté au 13e bataillon Henri Barbusse de la 14e Brigade où il est nommé délégué politique de la 1ère compagnie en février 1937 (OJ 12/2/1937).

Le 21 novembre 1937 (OJ n° 237), il passe de sergent au grade de sous-lieutenant du 13e bataillon. Il est blessé à la tête en février 1937.

Lieutenant chef de section de la 2e compagnie du bataillon Henri Barbusse au moment de l’offensive franquiste d’Aragon de mars 1938, il est blessé à la jambe, et sera hospitalisé à Benicassim.

Il signe dans le journal du 13e bataillon « El Fuego » de janvier 1938 un article titré « un coup de main - Las Rozas » où il raconte l’attaque menée de nuit dans les lignes ennemies le 12 février 1937 avec sa compagnie.

Appréciations de ses supérieurs sur « le Lieutenant Sautière, chef de section : capacité politique et militaire assez bonne (2/3/38) ».

Il est rapatrié le 28 juillet 1938.

LE RETOUR

Il reprendra ses activités militantes et deviendra Secrétaire de section de l’AVER du 18e arrondissement.

Démobilisé en 1940, il entrait dans l’illégalité mais devait partir en 1941 en région bordelaise après l’arrestation de plusieurs de ses camarades ; il revint à Paris en 1943 où il fut requis pour aller travailler en Allemagne, à Leipzig, jusqu’en novembre 1944. Arrêté et envoyé à des travaux de fortifications près de Trèves, il réussira à gagner les lignes alliées et à rentrer à Paris le 16 mars 1945.

Il décède le 8 octobre 1948 à Paris 18e.


Sources

RGASPI (Moscou, F. 545. op. 3. d. 367. d.413 et 423) - RGASPI (Moscou, F. 545. op. 6. d. 33 et 104) - Maitron - ‎