MEISSIREL Louis
Mathieu, Henri, Louis MEISSIREL est né le 10 février 1914 à Marseille. Ses parents se prénommaient Louis et Henriette. Après des études primaires, il suivait des cours d'électricien.
Son intérêt pour la politique débute lorsqu'il commence à travailler en 1929, toujours pour défendre la classe ouvrière. Il occupait différents emplois, serveur naviguant, chauffeur, électricien. Son service militaire fut effectué dans l'infanterie.
Il adhérait en 1932 à la CGT section H C R B (Hôtels, Cafés, Restaurants, Bars). En janvier 1936, il s'affiliait au PCF, cellule Saint-Barnabé à Marseille, dont il assurera la fonction de secrétaire de cellule d'entreprise en novembre 1936. A cette date, il adhérait au Secours Rouge. Pour parfaire son éducation politique, il suivait les cours du parti et lisait quelques ouvrages de Marx. Il était membre du mouvement Amsterdam-Pleyel.
Volontaire en Espagne républicaine, lors de son départ, il était célibataire, exerçait la profession de garçon de restaurant, résidait 14 impasse Falque à Marseille, et parlait espagnol.
L'Espagne
Il arrive le 12 décembre 1936 par autocar Passage de la frontière aidé par le PCF « pour défendre la cause".
Enrôlé dans les Brigades le 14 décembre. Il est affecté à la 1ère section de la Compagnie de mitrailleuses du 11e Bataillon de la 13BI jusqu'au 5 août 1937. BI à Teruel (décembre 1936) où il est blessé une première fois à la jambe droite le 28/12/1936, hospitalisé à l'hôpital provincial de Valence. Du 12 février au 27 mars 1937, il participe aux Combats de la Sierra Nevada, et du 27 mars au 8 avril 1937, à Pozoblanco (mars - juin 37. Il y est blessé une seconde fois à la jambe gauche, et hospitalisé à l'hôpital de Sangre Ciudad Real et Burriana. Une fois rétabli, il rejoint la 13e BI pour combattre à Brunete. Après cette date, il rejoint la 14eBI et participe aux combats de Cuesta de la Reina en octobre 1937 ; il est ensuite affecté au service de l’intendance de la brigade le 15 janvier 1938 chargé du ravitaillement jusqu'au retrait des brigades (voir Retrait des Brigades Internationales.
Il obtient le grade de cabo (caporal) en octobre 1937 puis sergent en mai 1938 (OJ du 7 mai 1938).
Le 30 juillet 1937, son nom figure sur une liste comme soldat attaché à l'état-major du 50e Bataillon de la 13BI.
Il est nommé en janvier 1938 à l’intendance de la 14e BI et participe aux combats de Caspe Offensive franquiste d’Aragon, puis de l’Ebre Bataille de l’Ebre.
Une permission de 12 jours lui est accordée qu'il passe à Denia. Il adhère au SRI le 1er janvier 1937 à Albacete (voir Solidarité.
Selon un rapport daté du 6 mai 1938 signé Largentier, commissaire de guerre de l'intendance, le rôle de Léon Meissirel pendant la retraite d’Aragon est souligné : "A ravitaillé la Brigade à Cherta la nuit en faisant le tour par Tarragona et Tortosa. Meissirel a secondé le responsable de l'intendance pour la police de la route et de la récupération." Dans le document de démobilisation qu'il complète le 7 novembre 1938, suite à cette action, il indique :" pendant la retraite de Caspe, j'ai ravitaillé la brigade à Cherta sans savoir où elle était, et j'ai été obligé de menacer le chauffeur qui ne voulait plus avancé." Sur la fiche de renseignements le concernant, Vittori François-Antoine VITTORI, chef de ce service, le propose au grade de sergent avec les observations suivantes :"Excellent camarade ; il a toujours accompli son travail sans la moindre remarque ni contestation, tout en s'attirant l'attention de ses supérieurs."
Dans son rapport qu'il rédige le 22 octobre 1938 sur le volontaire Meissirel, Lucien Bigouret : Lucien BIGOURET, responsable de l'Organisation du Parti au sein de la 14e Brigade indique : - "il a eu une bonne conduite dans son travail durant le temps que je l'ai connu à l'intendance du 1er avril au 22 septembre 1938. - Il a eu une conception assez bonne sur les problèmes du parti, et de la bonne volonté. - Qu’il a besoin d'étudier les questions espagnoles relatif à la guerre, et aussi au travail du PCE. Meissirel Louis est estimé de tous ses camarades avec qui il a collaboré ».
On note sur le document de démobilisation qu'il souhaite "si possible rester en Espagne dans le village de San Andres de Palomar" où se trouvent sa femme et sa belle-mère.
Le retour
Toutefois son nom apparait sur une liste de rapatriés non datée se rendant à Marseille.
Louis Meissirel meurt le 6 janvier 2005 dans le 13e arrondissement de Marseille.
Sources
RGASPI (Moscou, F. 545. op.2. d.118) - RGASPI (Moscou, F. 545. op.3. d.249. d.255 d.263. d.370. d.407 et 787 ) - RGASPI (Moscou, F. 545. op.6. d.30. d.1043 et 1314) - Arch depart des Bouches-du-Rhône, Etat Civil cote 1K770, Listes électorales de Marseille - INSEE -