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BRUN Paul

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
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Paul Brun est né le 5 décembre 1905 à Bellenaves (Allier). Sa famille était proche du PCF : son père, Antoine, était adhérant du PCF, sa mère, Marie Bidet, et ses sœurs sympathisantes de ce parti. Après avoir suivi les cours de l’école primaire, il avait obtenu le certificat d’études primaires.

Il avait fait 18 mois de service militaire en 1926-1927 au 8e régiment d’artillerie de campagne à Nancy. Chef de pièce au canon de 75, il avait terminé Marechal des Logis.

Il exerçait le métier de boiseur-mineur. Avant son départ pour l’Espagne, il était employé par l’entreprise Billard et travaillait à la construction de l’autoroute de l’ouest. Cette entreprise employait 800 ouvriers. Il gagnait 85 francs par jour. Il avait adhéré en 1931 à la CGTU, puis avait continué, après l’union, au syndicat des terrassiers de la Fédération du Bâtiment de la CGT.

Il avait adhéré au PCF en 1934 et était secrétaire de cellule. Pour parfaire ses connaissances, il avait suivi 15 cours élémentaires et 10 cours régionaux organisés par ce parti. Il avait étudié Marx, Engels et Lénine et lisait toutes les brochures éditées par le PCF et s’intéressait particulièrement à la révolution russe, à la vie syndicale et à la politique de la main tendue aux catholiques. Paul Brun avait écrit quelques articles sur la vie chère et la vie syndicale dans les journaux de cellule et dans la presse « corporative ». Il avait participé aux manifestations du 9 et 12 février 1934 et aux grèves de juin 1936.

Il était membre d’autres organisations (Paix et Liberté), et faisait partie du Comité de Front populaire de Gentilly. Elu comme conseiller municipal, il siégeait à la commission des travaux de la ville.

Divorcé, Paul Brun avait un enfant de cinq ans et demeurait 15, rue Robine à Gentilly (Seine).

L’Espagne

Paul Brun part en Espagne pour « battre le fascisme et sauvé la paix ».

Après avoir franchi illégalement la frontière (voir article Passage clandestin des Pyrénées), Paul Brun rejoint Figueras, via Massanet, le 3 mars 1938 dans un groupe de 53 volontaires de toutes nationalités. Le 11 mars, il est envoyé à Albacete. Il est alors affecté au bataillon de renfort de Villanueva de la Jara.

Ensuite il est affecté le 12 mai à la 4e Compagnie du Bataillon Vaillant-Couturier, puis à la Cavalerie de la 14e BI.

Lors de la tentative de Passage de l'Ebre, en juillet 38, Paul Brun avait été félicité pour la construction de radeaux permettant cette traversée. Ensuite, il participe aux derniers combats de la Bataille de l’Ebre

Il avait exercé les fonctions comme délégué politique.

Dans le formulaire de démobilisation, qu’il remplit le 7 novembre 1938, Paul Brun affirme connaître et avoir lu les 13 points du Gouvernement d’Union Nationale de Negrin. Invité à donner son opinion, il pense que c’est

« une politique très juste permettant de réaliser l’unité du peuple espagnol luttant pour son indépendance - et créant la possibilité de vaincre le fascisme dans un délais très court.

Il n’a aucune objection à y faire et pense que la politique du front populaire espagnol a permis

« la création d’un gouvernement représentant le peuple - unification des différentes fractions ouvrières et républicaines contre l’ennemi commun le fascisme.

C’est une politique bonne et juste, c’est un

« lien aux autres peuples de s’unir pour être forts. Dans la politique du Front populaire se concrétise toute l’aspiration d ’un peuple voulant être libre.

Il pense que

 » Les Brigades internationales ont joué un rôle primordial dans la lutte armée, la solidarité internationale donnant la possibilité de créer une armée régulière en Espagne forte et disciplinée. ».

Les appréciations le concernant sont toujours positives « Camarade énergique accomplissant toutes ses tâches de Commissaire sachant collaborer avec le chef militaire. »

Le retour

Paul Brun fait partie du convoi de volontaires (n°87) rapatriés d’Espagne le 12 novembre 1938 et qui arrive le 13 à la Gare d’Austerlitz. Il déclare se rendre à Paris 13e.

Sources

RGASPI (Moscou, F.545 op2 d 149 et op.6 d.1102) ‎