JOURDOIS Jules
Jules Jourdois est né le 5 janvier 1902 à Wavrechain-sous-Denain (Nord). Son père Florent Eugène était journalier, sa mère Elisa Marie Cabaille ménagère.
Titulaire du CEP, il effectua son service militaire en 1923, durant 18 mois, au 1er groupe d'ouvriers d'aviation à Saint-Cyr-l'Ecole (Seine-et-Oise).
Il adhéra à la CGT en décembre 1936 et au PCF en mai 1937, cellule 44 de Montreuil-sous-Bois. Il était lecteur de "L'Humanité", de "La Voix de l'Est" ainsi que des brochures du parti. Il indique avoir lu "Fils du peuple" de Maurice Thorez.
Célibataire, il exerçait la profession d'électricien avant de partir en Espagne. Il habitait 1 bis, rue Louise à Montreuil-sous-Bois (Seine).
L’Espagne
Après avoir franchi illégalement la frontière (voir article Passage clandestin des Pyrénées), Jules Jourdois rejoint Figueras, via Massanet, le 23 mars 1938 dans un groupe de 37 volontaires. Deux jours plus tard, avec 38 autres volontaires français, il est dirigé sur Albacete.
Il est affecté à la 2e Section de la 3e Compagnie du Bataillon Commune de Paris de la 14e BI.
Gravement blessé le 26 juillet lors du Passage de l'Ebre à Amposta, il est transporté à l’hôpital des services chirurgicaux de la 45e Division et y décède le même jour.
Il repose dans la fosse commune du cimetière d’El Perello (registre communal d’El Perello, enregistré sous le nom de Jandevin).
Sources
RGASPI (Moscou, F. 545. op. 2. d. 303 - op.6. d. 36. d. 44. d. 1042 et d. 1244) - Archives Départementales du Nord, Etat Civil cote 3E 5905, acte de naissance n° 3 du 6 janvier 1902 – Archives Départementales de Seine-Saint-Denis, recensement de 1936, cote D2M8/143.D2M8/143