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« TORRIJOS François » : différence entre les versions

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
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François, Antoine TORRIJOS est né le 25 novembre 1916 à Bayonne, fils de Sébastien Torrijos, ouvrier syndicaliste, et de Anne Rodriguez.
François, Antoine TORRIJOS est né le 25 novembre 1916 à Bayonne, fils de Sébastien Torrijos, ouvrier syndicaliste, et d'Anne Rodriguez.


Après ses études primaires, il avait acquis des connaissances professionnelles de chaudronnier riveur. Il parlait français et espagnol et était membre de l’association sportive « le Guidon bayonnais » de 1933 à 1935.
Après ses études primaires, il avait acquis des connaissances professionnelles de chaudronnier riveur. Il parlait français et espagnol et a été membre de l’association sportive « le Guidon bayonnais » de 1933 à 1935.


Il était sans affiliation syndicale.
Il était sans affiliation syndicale.


A partir de 1933, il s’était intéressé au mouvement ouvrier et lisait le journal l’Humanité et des brochures éditées par le PCF, et en janvier 1937, il devenait adhérent du PCF, cellule Allées marines à Bayonne.
A partir de 1933, il s’est intéressé au mouvement ouvrier et lisait le journal l’Humanité et des brochures éditées par le PCF. En janvier 1937, il devint adhérent du PCF, cellule Allées marines à Bayonne.


Il devait passer le conseil de révision en avril 1937, mais ne s’était pas présenté.
Il devait passer le conseil de révision en avril 1937, mais ne s’est pas présenté.


Il était célibataire, employé de commerce, et habitait à Bayonne avant de partir en Espagne.
Il était célibataire, employé de commerce, et habitait à Bayonne avant de partir en Espagne.
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==L’Espagne==
==L’Espagne==


Il arrive en Espagne illégalement [[Passage clandestin des Pyrénées]] par le train, aidé par le Consul d’Espagne, le 15 juillet 1937. Incorporé dans les BI le 22 juillet, il est affecté à la 1ère compagnie du 10e bataillon Domingo Germinal la 14e BI le 12 août 1937 (OJ n°170 du 13 août 1937).
Il arrive en Espagne illégalement [[Passage clandestin des Pyrénées]] par le train, aidé par le Consul d’Espagne, le 15 juillet 1937. Incorporé dans les BI le 22, il est affecté à la 1<sup>ère</sup> compagnie du 10<sup>e</sup> bataillon Domingo Germinal la 14<sup>e</sup> BI le 12 août 1937 (OJ n° 170 du 13 août 1937).


Il participe aux combats de la 14e BI à [[Santa Maria de Alameda]], [[Cuesta de la Reina]], Valdemorillo.
Il participe aux combats de la 14<sup>e</sup> BI à [[Santa Maria de Alameda]], [[Cuesta de la Reina]], Valdemorillo.


Il est nommé au grade de sergent par OJ n° 237 du 21 novembre 1937  
Il est nommé au grade de sergent par OJ n° 237 du 21 novembre 1937  
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Le 7 décembre 1937, il est admis à suivre les cours de l’Ecole des Officiers de la Brigade (OJ n° 252).
Le 7 décembre 1937, il est admis à suivre les cours de l’Ecole des Officiers de la Brigade (OJ n° 252).


En 9 mars 1938, le sergent François Torrijos faisait partie du 54e [[Bataillon Vaillant-Couturier]] (OJ n° 311).
En 9 mars 1938, le sergent François Torrijos fait partie du 54<sup>e</sup> [[Bataillon Vaillant-Couturier]] (OJ n° 311).


Ce volontaire figure dans l’inventaire général de la cartothèque de la nationalité espagnole du 25 mai 1938 sous le n°1052 prénommé Francisco avec le grade sergent   assorti de l’observation AF (voir [[BAO]]).
Ce volontaire figure dans l’inventaire général de la cartothèque de la nationalité espagnole du 25 mai 1938 sous le n° 1052, avec le prénom Francisco et le grade de sergent assorti de l’observation AF (voir [[BAO]]).


Il est blessé et hospitalisé à Vich en juin 1938, puis à Benicasim.
Il est blessé et hospitalisé à Vich en juin 1938, puis à Benicasim.
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==Le retour==
==Le retour==


Mobilisé en 1939 dans un régiment de tirailleurs sénégalais, il sera fait prisonnier et interné dans un camp (Stammlager III-A) à Luckenwalde. Il tentera l’évasion plusieurs fois, repris et puni. Le camp fut libéré par l’armée soviétique en 1945, et il serait resté une année en URSS avant son rapatriement en France.
Mobilisé en 1939 dans un régiment de tirailleurs sénégalais, il sera fait prisonnier et interné dans un camp (Stammlager III-A) à Luckenwalde. Il tentera l’évasion plusieurs fois mais sera repris et puni. Le camp fut libéré par l’armée soviétique en 1945, et il serait resté une année en URSS avant son rapatriement en France.


Il se marie en 1947 avec une Espagnole rencontrée lors de son hospitalisation en Espagne en 1938.
Il se marie en 1947 avec une Espagnole rencontrée lors de son hospitalisation en Espagne en 1938.
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Il décède à Bayonne le 22 juillet 2000.
Il décède à Bayonne le 22 juillet 2000.
==Sources==
==Sources==
RGASPI (Moscou, F. 545.op.2. d.123) - RGASPI (Moscou, F. 545. op.3. d.366. d.367.d 368 et 369.) -RGASPI (Moscou, F. 545. op.6. d.30 d.1044 et 1421) - Témoignage de son fils, Jacques Torrijos - INSEE
RGASPI (Moscou, F. 545. op.2. d.123) - RGASPI (Moscou, F. 545. op.3. d.366. d.367.d 368 et 369.) -RGASPI (Moscou, F. 545. op.6. d.30 d.1044 et 1421) - Témoignage de son fils, Jacques Torrijos - INSEE
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Dernière version du 6 octobre 2026 à 10:18

François, Antoine TORRIJOS est né le 25 novembre 1916 à Bayonne, fils de Sébastien Torrijos, ouvrier syndicaliste, et d'Anne Rodriguez.

Après ses études primaires, il avait acquis des connaissances professionnelles de chaudronnier riveur. Il parlait français et espagnol et a été membre de l’association sportive « le Guidon bayonnais » de 1933 à 1935.

Il était sans affiliation syndicale.

A partir de 1933, il s’est intéressé au mouvement ouvrier et lisait le journal l’Humanité et des brochures éditées par le PCF. En janvier 1937, il devint adhérent du PCF, cellule Allées marines à Bayonne.

Il devait passer le conseil de révision en avril 1937, mais ne s’est pas présenté.

Il était célibataire, employé de commerce, et habitait à Bayonne avant de partir en Espagne.

L’Espagne

Il arrive en Espagne illégalement Passage clandestin des Pyrénées par le train, aidé par le Consul d’Espagne, le 15 juillet 1937. Incorporé dans les BI le 22, il est affecté à la 1ère compagnie du 10e bataillon Domingo Germinal la 14e BI le 12 août 1937 (OJ n° 170 du 13 août 1937).

Il participe aux combats de la 14e BI à Santa Maria de Alameda, Cuesta de la Reina, Valdemorillo.

Il est nommé au grade de sergent par OJ n° 237 du 21 novembre 1937

Le 7 décembre 1937, il est admis à suivre les cours de l’Ecole des Officiers de la Brigade (OJ n° 252).

En 9 mars 1938, le sergent François Torrijos fait partie du 54e Bataillon Vaillant-Couturier (OJ n° 311).

Ce volontaire figure dans l’inventaire général de la cartothèque de la nationalité espagnole du 25 mai 1938 sous le n° 1052, avec le prénom Francisco et le grade de sergent assorti de l’observation AF (voir BAO).

Il est blessé et hospitalisé à Vich en juin 1938, puis à Benicasim.

Il est bien noté par ses supérieurs : « très bon camarade au bon moral – très bonne éducation politique – s’intéresse à la vie du pavillon – bon élément ».

Il est appelé en France en octobre 1938 pour effectuer son service militaire.


Le retour

Mobilisé en 1939 dans un régiment de tirailleurs sénégalais, il sera fait prisonnier et interné dans un camp (Stammlager III-A) à Luckenwalde. Il tentera l’évasion plusieurs fois mais sera repris et puni. Le camp fut libéré par l’armée soviétique en 1945, et il serait resté une année en URSS avant son rapatriement en France.

Il se marie en 1947 avec une Espagnole rencontrée lors de son hospitalisation en Espagne en 1938.

Il décède à Bayonne le 22 juillet 2000.

Sources

RGASPI (Moscou, F. 545. op.2. d.123) - RGASPI (Moscou, F. 545. op.3. d.366. d.367.d 368 et 369.) -RGASPI (Moscou, F. 545. op.6. d.30 d.1044 et 1421) - Témoignage de son fils, Jacques Torrijos - INSEE