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« LEROUGE André » : différence entre les versions

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
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André Lerouge est né le 23 septembre 1914 à Puy-lesVignes, commune de Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne). Son père, Léonard, puisatier, et sa mère, Marie, étaient sans affiliation politique.
André Lerouge est né le 23 septembre 1914 à Puy-les-Vignes, commune de Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne). Son père, Léonard, puisatier, et sa mère, Marie, étaient sans affiliation politique.


Après des études primaires, il apprend le métier de forgeron et, dès l'âge requis, il est mobilisé pour accomplir son service militaire au 134<sup>e</sup> Régiment d'Infanterie de Châlon-sur-Saône (Saône-et- Loire) du 23 octobre 1935 au 1<sup>er</sup> octobre 1937.
Après des études primaires, il apprend le métier de forgeron et, dès l'âge requis, il est mobilisé pour accomplir son service militaire au 134<sup>e</sup> Régiment d'Infanterie de Châlon-sur-Saône (Saône-et-Loire) du 23 octobre 1935 au 1<sup>er</sup> octobre 1937.


De retour à la vie civile, il reprend son métier de forgeron serrurier qu'il exerce à Limoges, 5, place de l'Hôtel de Ville, dans une entreprise employant 5 ouvriers.
De retour à la vie civile, il reprend son métier de forgeron serrurier qu'il exerce à Limoges, 5, place de l'Hôtel de Ville, dans une entreprise employant 5 ouvriers.


Il s'intéresse au mouvement ouvrier à partir d'avril 1933 et participe aux grèves de 1934. Il adhère au PCF à Saint-Léonard ainsi qu'au SRI en 1935.
Il s'intéresse au mouvement ouvrier à partir d'avril 1933. Militant d'abord à la CGTU puis à la CGT, il participe aux grèves de 1934.
 
Il adhère au PCF à Saint-Léonard ainsi qu'au SRI en 1935.
Lecteur de ''l'Humanité'' et du ''Travailleur'', il lit également les ouvrages suivants : ''Fils du peuple, Paysans d'Espagne, Avant l'aube'' et s'occupe de la propagande du parti.
Lecteur de ''l'Humanité'' et du ''Travailleur'', il lit également les ouvrages suivants : ''Fils du peuple, Paysans d'Espagne, Avant l'aube'' et s'occupe de la propagande du parti.


Avant son départ comme volontaire en Espagne républicaine, le 21 février 1938, il était célibataire et demeurait rue Georges Perrin à Saint-Léonard-de-Noblat.
Avant son départ comme volontaire en Espagne républicaine, le 21 février 1938, il était célibataire et demeurait rue Georges Perrin à Saint-Léonard-de-Noblat.
==L'Espagne==
André Lerouge arrive en Espagne le 26 février 1938, via Massanet, aidé par le PCF « pour lutter contre le fascisme », il est incorporé le lendemain. Affecté à la 14<sup>e</sup> BI, [[Bataillon Vaillant-Couturier]], 3<sup>e</sup> Compagnie, il intègre ensuite le  Bataillon [[Commune de Paris]], 1<sup>ère</sup> Compagnie, ayant la charge du fusil mitrailleur.
Sa participation aux combats lors de l'[[Offensive franquiste d'Aragon]], lui vaut d'être blessé le 3 avril à Tortosa. Blessé au bras droit par des éclats d'obus, il est hospitalisé du 3 avril au 6 juin à Gerona puis à Farnes de la Selva. Ceci est confirmé par son camarade François Ribière [[RIBIERE François|François RIBIERE (voir la biographie de ce volontaire)]], ce dernier étant originaire du même village que lui. Rétabli, il participe ensuite à la [[Bataille de l’Ebre]].


==L'Espagne==
André Lerouge arrivé en Espagne le 25 février 1938, aidé par le PCF « pour lutter contre le fascisme », il est incorporé le lendemain. Affecté à la 14<sup>e</sup> BI, 10<sup>e</sup> Bataillon, 3<sup>e</sup> Compagnie, il intègre ensuite le 1<sup>er</sup> Bataillon, 1<sup>ère</sup> Compagnie, ayant la charge du fusil mitrailleur.
Sa participation aux combats d'Aragon et de l'Ebre, du 16 mars au 1<sup>er</sup> octobre 1938, lui vaut d'être blessé le 3 avril à Tortosa. Blessé au bras droit par des éclats d'obus, il est hospitalisé
du 3 avril au 6 juin à Gerona puis à Farnes de la Selva.
En juillet 1938, il adhère au [[PCE]].
En juillet 1938, il adhère au [[PCE]].


==Le retour==
Lors de son rapatriement, il est qualifié "Bon".
Selon une lettre de la préfecture de la Haute-Vienne, datée du 3 janvier 1939, André Lerouge rentre en France, par Cerbère, le 30 décembre 1938. Le 31, il arrive à Limoges. Il déclare vouloir rester dans cette ville.
==Le Retour==
Selon une lettre de la préfecture de la Haute-Vienne, datée du 3 janvier 1939, André Lerouge rentre en France, par Cerbère, le 30 décembre 1938. Le 31, il arrive à Limoges et rejoint Saint-Léonard-de-Noblat. Il déclare vouloir rester dans cette ville.
==La Résistance==
André Lerouge devient l'un des responsables de l'OS (Organisation Spéciale). Arrêté, il est condamné en septembre 1941 à 2 ans de prison par le tribunal militaire de Périgueux « pour propagande et activités communistes » puis interné au camp de Mauzac (Dordogne). En juillet 1943, il reprend son activité de résistant en Dordogne sous le pseudonyme de Leblanc et devient membre de l'état-major FTP comme  commissaire à l'organisation régionale (COR). Il a été nommé au grade de capitaine puis de commandant en tant que responsable militaire départemental des FTP.


==La résistance==
André Lerouge devient l'un des responsables de l'OS (Organisation Spéciale). Arrêté, il est condamné en septembre 1941 à 2 ans de prison par le tribunal militaire de Périgueux « pour propagande et activités communistes » et interné au camp de Mauzac (Dordogne). En juillet 1943, il reprend son activité de résistant en Dordogne sous le pseudonyme de Leblanc et devient membre de l'état-major FTP comme  commissaire à l'organisation régionale (COR). Il a été nommé au grade de capitaine puis de commandant en tant que responsable militaire départemental des FTP.
Arrêté à nouveau le 26 avril 1944, par la phalange africaine, il est fusillé le 23 juin à Périgueux.
Arrêté à nouveau le 26 avril 1944, par la phalange africaine, il est fusillé le 23 juin à Périgueux.
Son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Léonard. Il est également enregistré dans les dossiers du Service Historique de la Défense, homologué FFI et DIR.
Son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Léonard. Il est également enregistré dans les dossiers du Service Historique de la Défense, homologué FFI et DIR.
==Sources==
==Sources==
RGASPI (Moscou, F. 545. Op. 6. A 1281).
RGASPI (Moscou, F. 545. Op. 6. d. 36, 45, 57 et 1044 A 1281) - RGASPI (Moscou, F. 545. op. 26. d. 123) - Archives départementales de la Haute-Vienne - Maitron (Internet) - SHD GR 16P 365346.
 
[[Catégorie: Brigadistes]] [[Catégorie: Age: 21 à 25 ans]] [[Catégorie: Etudes Primaires]] [[Catégorie: Formation Militaire : Infanterie]] [[Catégorie: Serrurier]] [[Catégorie: SRI - Secours Rouge International| SRI]] [[Catégorie: CGTU]] [[Catégorie: CGT]] [[Catégorie: PCF]] [[Catégorie: Célibataire]] [[Catégorie: Saint-Léonard-de-Noblat]] [[Catégorie: Arrivée en Espagne: Février 1938]] [[Catégorie: 14e BI]] [[Catégorie: Blessés]] [[Catégorie: Résistant]]
Archives départementales de la Haute-Vienne.
Maitron (Internet).
 
SDH GR 16P 365346.
[[Catégorie: Brigadistes]] [[Catégorie: Age: 21 à 25 ans]] [[Catégorie: Etudes Primaires]] [[Catégorie: Formation Militaire: Infanterie]] [[Catégorie: Serrurier]] [[Catégorie: SRI - Secours Rouge International| SRI]] [[Catégorie: PCF]] [[Catégorie: Célibataire]] [[Catégorie: Saint-Léonard-de-Noblat]] [[Catégorie: Arrivée en Espagne: Février 1938]] [[Catégorie: 14e BI]] [[Catégorie : Blessés]] [[Catégorie: Résistant]]

Dernière version du 18 septembre 2026 à 11:10

André Lerouge est né le 23 septembre 1914 à Puy-les-Vignes, commune de Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne). Son père, Léonard, puisatier, et sa mère, Marie, étaient sans affiliation politique.

Après des études primaires, il apprend le métier de forgeron et, dès l'âge requis, il est mobilisé pour accomplir son service militaire au 134e Régiment d'Infanterie de Châlon-sur-Saône (Saône-et-Loire) du 23 octobre 1935 au 1er octobre 1937.

De retour à la vie civile, il reprend son métier de forgeron serrurier qu'il exerce à Limoges, 5, place de l'Hôtel de Ville, dans une entreprise employant 5 ouvriers.

Il s'intéresse au mouvement ouvrier à partir d'avril 1933. Militant d'abord à la CGTU puis à la CGT, il participe aux grèves de 1934.

Il adhère au PCF à Saint-Léonard ainsi qu'au SRI en 1935. Lecteur de l'Humanité et du Travailleur, il lit également les ouvrages suivants : Fils du peuple, Paysans d'Espagne, Avant l'aube et s'occupe de la propagande du parti.

Avant son départ comme volontaire en Espagne républicaine, le 21 février 1938, il était célibataire et demeurait rue Georges Perrin à Saint-Léonard-de-Noblat.

L'Espagne

André Lerouge arrive en Espagne le 26 février 1938, via Massanet, aidé par le PCF « pour lutter contre le fascisme », il est incorporé le lendemain. Affecté à la 14e BI, Bataillon Vaillant-Couturier, 3e Compagnie, il intègre ensuite le Bataillon Commune de Paris, 1ère Compagnie, ayant la charge du fusil mitrailleur.

Sa participation aux combats lors de l'Offensive franquiste d'Aragon, lui vaut d'être blessé le 3 avril à Tortosa. Blessé au bras droit par des éclats d'obus, il est hospitalisé du 3 avril au 6 juin à Gerona puis à Farnes de la Selva. Ceci est confirmé par son camarade François Ribière François RIBIERE (voir la biographie de ce volontaire), ce dernier étant originaire du même village que lui. Rétabli, il participe ensuite à la Bataille de l’Ebre.

En juillet 1938, il adhère au PCE.

Lors de son rapatriement, il est qualifié "Bon".

Le Retour

Selon une lettre de la préfecture de la Haute-Vienne, datée du 3 janvier 1939, André Lerouge rentre en France, par Cerbère, le 30 décembre 1938. Le 31, il arrive à Limoges et rejoint Saint-Léonard-de-Noblat. Il déclare vouloir rester dans cette ville.

La Résistance

André Lerouge devient l'un des responsables de l'OS (Organisation Spéciale). Arrêté, il est condamné en septembre 1941 à 2 ans de prison par le tribunal militaire de Périgueux « pour propagande et activités communistes » puis interné au camp de Mauzac (Dordogne). En juillet 1943, il reprend son activité de résistant en Dordogne sous le pseudonyme de Leblanc et devient membre de l'état-major FTP comme commissaire à l'organisation régionale (COR). Il a été nommé au grade de capitaine puis de commandant en tant que responsable militaire départemental des FTP.

Arrêté à nouveau le 26 avril 1944, par la phalange africaine, il est fusillé le 23 juin à Périgueux.

Son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Léonard. Il est également enregistré dans les dossiers du Service Historique de la Défense, homologué FFI et DIR.

Sources

RGASPI (Moscou, F. 545. Op. 6. d. 36, 45, 57 et 1044 A 1281) - RGASPI (Moscou, F. 545. op. 26. d. 123) - Archives départementales de la Haute-Vienne - Maitron (Internet) - SHD GR 16P 365346.