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« CARRE Eugène Yves » : différence entre les versions

De Encyclopédie : Brigades Internationales,volontaires français et immigrés en Espagne (1936-1939)
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Eugène CARRE est né le 4 juin 1914 à Ploumagoar (Côtes-du-Nord).
Eugène CARRE est né le 4 juin 1914 à Ploumagoar (Côtes-du-Nord).


Infirmier à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches, il est adhérent de la CGT.
Infirmier à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches, il était adhérent de la CGT.


Il n’est pas membre d’un parti politique.
Il n’était membre d’aucun parti politique.


Célibataire, parlant espagnol, il est domicilié 163, grande rue à Garches (Seine et Oise)
Célibataire, parlant espagnol, il résidait 163, Grande Rue à Garches (Seine-et-Oise).
==L’Espagne==
==L’Espagne==
Arrivé en Espagne, le 7 décembre 1936, Eugène CARRE est affecté comme infirmier à la 14e BI, 12e Bataillon Ralph Fox, 2e compagnie.
Arrivé en Espagne, le 7 décembre 1936, Eugène CARRE est affecté comme infirmier à la 14<sup>e</sup> BI, 12<sup>e</sup> Bataillon [[Ralph Fox]], 2<sup>e</sup> Compagnie.


Un rapport sur Carre Eugène, référencé N.TT417, non daté et non signé fait état des informations suivantes « Blessé au front de l’opera [Lopera] le 28 décembre 1936, [il est envoyé] à l’hôpital de Salinares. Et de la [il est envoyé] à Albacete à la commission médicale. la commission l’envoye à Salinares pour 3 semaines en convalescence. Après sa convalescence [il est envoyé] à Albacete à l’hôpital nr. 3".
Un rapport sur Carre Eugène, référencé N.TT417, non daté et non signé fait état des informations suivantes « Blessé au front de l’opera [Lopera] le 28 décembre 1936, [il est envoyé] à l’hôpital de Salinares. Et de la [il est envoyé] à Albacete à la commission médicale. la commission l’envoye à Salinares pour 3 semaines en convalescence. Après sa convalescence [il est envoyé] à Albacete à l’hôpital nr. 3 ».


A sa sortie de l’hôpital, [il] est réaffecté à la 14eme brigade et y resta jusqu’à la fin mai 1937.  
A sa sortie de l’hôpital, [il] est réaffecté à la 14<sup>e</sup> Brigade et y resta jusqu’à la fin mai 1937.  


Vers cette date, il obtint une permission pour la France et il revint en Espagne le 8 janvier 1938. "Il rejoigna sa brigade à l’Escorial et parti au front de Caspe ([[Offensive franquiste d’Aragon]]) . Il déclare que son  bataillon a été mis en débandade et qu’il s’est rendu à Barcelone dans l’intention de se faire rapatrier. [il] arrive à Barcelone le 31 mars 1938, il s’adressa au consul français qui lui remit un laissez-passer. [Il] se dirigeat ensuite vers la frontière et se fit arrêter à la Jonquera, à un km de la France, par les carabiniers qui le remirent dans nos mains. Il déclare regretter son acte [et] demande à rejoindre sa brigade » (voir catégorie Discipline et ses articles).
Vers cette date, il obtient une permission pour la France et il revient en Espagne le 8 janvier 1938. « Il rejoigna sa brigade à l’Escorial et parti au front de Caspe ([[Offensive franquiste d’Aragon]]) . Il déclare que son  bataillon a été mis en débandade et qu’il s’est rendu à Barcelone dans l’intention de se faire rapatrier. [il] arrive à Barcelone le 31 mars 1938, il s’adressa au consul français qui lui remit un laissez-passer. [Il] se dirigeat ensuite vers la frontière et se fit arrêter à la Jonquera, à un km de la France, par les carabiniers qui le remirent dans nos mains. Il déclare regretter son acte [et] demande à rejoindre sa brigade » (voir catégorie Discipline et ses articles).
Un laissez-passer uniquement valable pour entrer en France, a été établi par le Consulat Général de France à Barcelone, le 31 mars 1938, au nom d’Eugène CARRE, domicilié à Paris.
Un laissez-passer uniquement valable pour entrer en France, a été établi par le Consulat Général de France à Barcelone, le 31 mars 1938, au nom d’Eugène CARRE, domicilié à Paris.


Sur le formulaire de rapatriement du 9 novembre 1938, il indique avoir été affecté ensuite au 6e bataillon de fortification de la 45e division. Il est resté 7 mois au front, du 24 décembre 1936 au 28 décembre 1936 puis du 4 mars 1937 au 5 mai 1937 et enfin du 17 mars 1938 au 28 mars 1938. Il a pris part aux batailles de Lopera, du Jarama, de Caspe, de Tortosa et dans le secteur de Mora del Ebro.
Sur le formulaire de rapatriement du 9 novembre 1938, il indique avoir été affecté ensuite au 6<sup>e</sup> Bataillon de fortification de la 45<sup>e</sup> Division. Il est resté 7 mois au front, du 24 au 28 décembre 1936 puis du 4 mars au 5 mai 1937 et enfin du 17 au 28 mars 1938. Il a pris part aux batailles de Lopera, du Jarama, de Caspe, de Tortosa et dans le secteur de Mora del Ebro.


Il a bénéficié d’une permission de 5 mois en France et de 21 jours en Espagne à Salinares.
Il a bénéficié d’une permission de 5 mois en France et de 21 jours en Espagne à Salinares.
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Concernant les 13 points du gouvernement [[Negrin]], il précise  
Concernant les 13 points du gouvernement [[Negrin]], il précise  
<blockquote>“ à mon avis, je suis sûr qu’ils se réaliseraient si tous les partis politiques antifascistes se mettaient d’accord en faisant une union”</blockquote>  
<blockquote>“ à mon avis, je suis sûr qu’ils se réaliseraient si tous les partis politiques antifascistes se mettaient d’accord en faisant une union”</blockquote>  
Ce volontaire figure dans l’inventaire général des cartothèques du 5 mai 1938 sous le n°755 assorti de l’observation A.F. (voir [[BAO]]) ainsi que sur une liste, non datée,  de français expulsés d’Espagne..
Ce volontaire figure dans l’inventaire général des cartothèques du 5 mai 1938 sous le n° 755 assorti de l’observation A.F. (voir [[BAO]]) ainsi que sur une liste, non datée,  de français expulsés d’Espagne.
 
==Sources==
==Sources==
RGASPI (BDIC, Mfm 880/8, 545.6.1111)
RGASPI (BDIC, Mfm 880/8, 545.6.1111) et (Moscou, F. 545. Op.6. D.1046).


RGASPI (Moscou, F 545, Op.6, D.1046)
[[Catégorie: Brigadistes]] [[Catégorie: Age: 21 à 25 ans]] [[Catégorie: Infirmier‎]]‎ [[Catégorie: CGT]] [[Catégorie: Sans parti]] [[Catégorie: Célibataire]][[Catégorie: Garches]] [[Catégorie: Arrivée en Espagne: Décembre 1936]] [[Catégorie: 14e BI]] [[Catégorie: Blessés]]
[[Catégorie: Brigadistes]] [[Catégorie: Age: 21 à 25 ans]] [[Catégorie: Infirmier‎]]‎ [[Catégorie: CGT]] [[Catégorie: Sans parti]] [[Catégorie: Célibataire]][[Catégorie: Garches]] [[Catégorie: Arrivée en Espagne: Décembre 1936]] [[Catégorie: 14e BI]] [[Catégorie: Blessés]]

Dernière version du 22 août 2018 à 22:40

Eugène CARRE est né le 4 juin 1914 à Ploumagoar (Côtes-du-Nord).

Infirmier à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches, il était adhérent de la CGT.

Il n’était membre d’aucun parti politique.

Célibataire, parlant espagnol, il résidait 163, Grande Rue à Garches (Seine-et-Oise).

L’Espagne

Arrivé en Espagne, le 7 décembre 1936, Eugène CARRE est affecté comme infirmier à la 14e BI, 12e Bataillon Ralph Fox, 2e Compagnie.

Un rapport sur Carre Eugène, référencé N.TT417, non daté et non signé fait état des informations suivantes « Blessé au front de l’opera [Lopera] le 28 décembre 1936, [il est envoyé] à l’hôpital de Salinares. Et de la [il est envoyé] à Albacete à la commission médicale. la commission l’envoye à Salinares pour 3 semaines en convalescence. Après sa convalescence [il est envoyé] à Albacete à l’hôpital nr. 3 ».

A sa sortie de l’hôpital, [il] est réaffecté à la 14e Brigade et y resta jusqu’à la fin mai 1937.

Vers cette date, il obtient une permission pour la France et il revient en Espagne le 8 janvier 1938. « Il rejoigna sa brigade à l’Escorial et parti au front de Caspe (Offensive franquiste d’Aragon) . Il déclare que son bataillon a été mis en débandade et qu’il s’est rendu à Barcelone dans l’intention de se faire rapatrier. [il] arrive à Barcelone le 31 mars 1938, il s’adressa au consul français qui lui remit un laissez-passer. [Il] se dirigeat ensuite vers la frontière et se fit arrêter à la Jonquera, à un km de la France, par les carabiniers qui le remirent dans nos mains. Il déclare regretter son acte [et] demande à rejoindre sa brigade » (voir catégorie Discipline et ses articles). Un laissez-passer uniquement valable pour entrer en France, a été établi par le Consulat Général de France à Barcelone, le 31 mars 1938, au nom d’Eugène CARRE, domicilié à Paris.

Sur le formulaire de rapatriement du 9 novembre 1938, il indique avoir été affecté ensuite au 6e Bataillon de fortification de la 45e Division. Il est resté 7 mois au front, du 24 au 28 décembre 1936 puis du 4 mars au 5 mai 1937 et enfin du 17 au 28 mars 1938. Il a pris part aux batailles de Lopera, du Jarama, de Caspe, de Tortosa et dans le secteur de Mora del Ebro.

Il a bénéficié d’une permission de 5 mois en France et de 21 jours en Espagne à Salinares.

Concernant les 13 points du gouvernement Negrin, il précise

“ à mon avis, je suis sûr qu’ils se réaliseraient si tous les partis politiques antifascistes se mettaient d’accord en faisant une union”

Ce volontaire figure dans l’inventaire général des cartothèques du 5 mai 1938 sous le n° 755 assorti de l’observation A.F. (voir BAO) ainsi que sur une liste, non datée, de français expulsés d’Espagne.

Sources

RGASPI (BDIC, Mfm 880/8, 545.6.1111) et (Moscou, F. 545. Op.6. D.1046). ‎